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 [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau

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greg.
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MessageSujet: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 16 Nov 2009 - 23:58

Présentation de la catégorie et 3 séances d'entrainements pour la mise en pratique.


L’origine du théâtre de Boulevard

Autour des années 1760, les parisiens désertent peu à peu les foires en faveur du boulevard du temple (Boulevard du crime). Cette avenue s’impose comme un lieu prisé de promenade et de loisirs. Les anciens forains commencent à s’y établir de manière définitive, en dressant des loges de marionnettes, des tréteaux et des théâtres. En 1779, il existe 4 grandes salles qui luttent contre les attaques incessantes de la part du théâtre classique.  En 1807, l’empereur, méfiant à l’égard du théâtre en général et encore plus du théâtre populaire, rétablit la censure et autorise uniquement 8 salles (4 théâtres nationaux et 4 théâtres populaires).

Lorsque Napoléon III charge Haussmann de réaménager Paris, il s’agit officiellement d’améliorer la circulation, d’endiguer les constructions anarchiques et d’élever de splendides édifices publics. Mais ce projet masque une intention politique très pragmatique : limiter les risques d’émeutes populaires. Certains lieux comme le boulevard du temple facilitaient par trop l’élévation de barrières et compliquaient l’intervention des forces de l’ordre. De surcroît, la concentration des théâtres populaires, héritage de l’esprit indépendant des foires, était une bien dangereuse poudrière potentielle.

La Fin du 19ème siecle 1860 – 1900

Les chantiers d’Haussmann chassent le public populaire des théâtres, dont les salles habituelles sont mises à bas et le répertoire favori, le mélodrame, en sourdine. En revanche, le vaudeville et la comédie de mœurs prospèrent comme jamais, aimables miroirs d’un nouveau monde ravi de se contempler en pied : les bourgeois.

C’en est fini du fameux boulevard du crime en 1860.

Les salles parisiennes connaissent en effet une étonnante mutation des publics qui, à son terme, laisse les spectacles des boulevards à la seule jouissance de la nouvelle classe dominante.

Le monde bourgeois s’expose dans la salle, mais également sur la scène. Les dramaturges qui alimentent le répertoire des boulevards parisiens représentent en effet les réalités de la classe bourgeoise, ses codes et ses valeurs.

Fidèles images des spectateurs, les personnages représentés sur scène attachent une importance toute particulière au respect des convenances. Les auteurs de pièces de boulevard du 19ème siècle observent donc dans les détails les us te coutumes de la bourgeoisie libérale.

Les thèmes récurrents sont : les affaires (les oppositions de classes, les conflits d’interets), et la famille (l’infidélité conjugale et les conflits de générations).

La société de l’époque à travers le Boulevard

Le mariage est un thème fréquemment abordé dans les pièces de Boulevard. Les auteurs traitent largement des difficultés auxquelles se heurtent les ménages de la bourgeoisie conformiste ; l’adultère est indéniablement un thème essentiel du boulevard. Il est question de désir plus que d’amour, de sexe plus que de mariage.

Dans les pièces de Boulevard, la femme focalise l’attention car c’est sur elle que repose l’ordre Bourgeois. Elle doit être jolie, modeste et surtout vertueuse.

Les époux font chambre à part et ils communiquent souvent par l'entremise des domestiques, restent parfois plusieurs jour sans s'apercevoir.

La famille est toujours peu nombreuse, un enfant, le plus souvent une fille à marier.
Les beaux parents sont toujours insupportables.
L'appartement est un lieu de passage.
L'homme a un ami, la femme non, seulement l'ami d l'homme.
Les femmes sont essentiellement des maîtresses de maison (peu de sortie et seulement 1 dîner par semaine).
Beaucoup de Maris ont une double vie révélée par une maladresse ou un accident, ce qui déchaîne chez leur épouse bafouée une véritable soif de vengeance (La vengeance du Talion).
Les jeunes filles sont systématiquement abruties par les parents. Elles doivent tout ignorer des hommes et sont souvent accompagnées d'un chaperon.

Les différents registres du Boulevard

Il existe plusieurs registres dans le théâtre de boulevard même si nous avons l’habitude de l’assimiler au vaudeville en Impro.

Les différents registres :

LE BOULEVARD SERIEUX LE BOULEVARD COMIQUE
Les féeries                                       L’opéra comique
Les mélodrames                          L’opérette
Les drames                        Le vaudeville

Nous allons nous intéresser uniquement au registre du Vaudeville.

Au 17ème siècle le vaudeville est une chanson satirique composée sur un sujet d’actualité.
Au 18ème siècle le vaudeville-chanson fait son entrée sur la scène dramatique.
L’intrigue des vaudevilles est alors très simple, l’action est unique et progresse sans qu’aucune péripétie secondaire n’interfère.
Au 19ème siecle, le terme vaudeville s’entend de toute comédie gaie sans couplets, destinée à divertir et fondée sur le comique de situation.

La définition actuelle du  Vaudeville :
comédie bâtie sur une intrigue amoureuse établie sur des quiproquos, des hasards extraordinaires et des rebondissements inattendus. Les personnages sont stéréotypés: le cocu, le mari stupide, le bel homme, la femme légère, l'ingénue etc...Cette forme de comédie révèle la bourgeoisie triomphante et prospère de la fin de 19ème siècle.

Les maîtres du vaudeville

Eugène Scribe (1791-1861) a énormément contribué à l’évolution du vaudeville, son plus grand apport consiste à avoir appliqué les procédés de la comédie d’intriques au vaudeville.

Avec lui, l’action devient plus structurée, plus soignée dans sa progression. Scribe porte ses efforts sur l’enchaînement des péripéties, considérant qu’elles doivent se succéder d’un façon qui apparaisse naturelle, logique et se répercuter sur la structure globale de l’intrigue. Il met donc en place au début de la pièce des éléments, après quoi, quand l’action est lancée, le spectateur est emporté par une cascade comique de péripéties, quiproquos et rebondissements. Il développe également les pièces en 3 actes.

Eugène Labiche (1815-1888).
Labiche comme Scribe apporte un soin particulier à l’agencement des événements et à la progression de l’intrigue.
Les scènes d’exposition sont minutieusement élaborées : un dialogue ou parfois un monologue renseigne de façon comique sur la situation initiale, les personnages ainsi que leurs traits de caractère dominants. Tout un jeu d’annonces apparemment anodines prépare les péripéties à venir.

Labiche rajoute le « mouvement » et le burlesque dans la dramaturgie du vaudeville. Il use énormément des apartés et développe leur fonction comique. En finissant par supprimer les chansons et en privilégiant les intrigues structurées, Labiche donne au Vaudeville sa forme définitive.

Georges Feydeau (1862-1921)

De tous les vaudevillistes, Feydeau demeure de nos jours le plus joué en France et à l’étranger.

Ce sont ses Monologues qui ont lancé Feydeau dans la carrière dramatique, et il en avait déjà récité et composé un grand nombre avant d’écrire sa première pièce.

En 1886, « Tailleur pour Dames » le fait enfin remarquer d’un large public mais il lui faut attendre 1892 pour triompher avec des pièces comme : Un fil à la patte ou encore le Dindon.

Feydeau délaisse le vaudeville à partir de 1908 pour s’orienter vers des farces amères en un acte (On purge bébé)

L’œuvre de Feydeau Marque une étape décisive dans l’évolution du théâtre comique.

Le miracle de Feydeau, c’est le mouvement, les péripéties se succèdent sans laisser de répit ni au personnage, ni au spectateur ; le tempo s’accélère jusqu’aux limites du possible.

La mécanique des pièces de Feydeau

a) La construction en 3 actes :

Acte I : Acte d’exposition, présentation des personnages et de la situation avec placement des éléments de l’intrigue.
Acte II : Riche en quiproquos, mène le comique de situation à son plus haut point.
Acte III : Permet de lever les méprises et de dénouer la situation.

b) Les personnages et les accents
c) Le décor
d) L’exposition
e) Les apartés
f) Les quiproquos
g) Les préparations
h) Le mouvement
i) La fin heureuse

Le Vaudeville de notre temps

Mort, agonisant, le Boulevard ? Allons donc ! Sans doute se prend-il moins au sérieux mais la bonne vieille réplique et la bonne intrigue continuent de séduire.

Aujourd’hui, les pièces de boulevard moderne ne dépeignent plus le milieu bourgeois mais ont suivie l’évolution des mœurs :

La cage aux folles
Le dîner de cons
Boeing Boeing
Le père noël est une ordure
Hors piste

Avec également des reprises à succès de TAILLEUR POUR DAMES ou LE SYSTEME RIBADIER.


Dernière édition par greg. le Mer 31 Mai 2017 - 16:19, édité 3 fois
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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 16 Nov 2009 - 23:59

A la manière de Georges FEYDEAU - 1er séance

1) Le point sur les idées reçues sur la catégorie : en cercle assis

-C’est quoi pour vous le théâtre de Feydeau ?
-Quelle époque ?
-Quels personnages y rencontre t on ?
-Comment traiter cette catégorie en improvisation ?

2)Définition de la catégorie dans différentes ligues :

Le théâtre de boulevard est une comédie légère, fertile en intrigues et en rebondissements. Elle repose sur des séries de quiproquos et des hasards. Feydeau et Labiche sont les maîtres dans ce domaine. Des portes qui claquent et un amant dans le placard.
Exemple de personnages : Mari, femme, amant, maîtresse, majordome, soubrette, avocat, prêtre

IMPRO en comparée avec caucus (Impro stéréotypé) - 2 équipes

Je vous propose de partir de ces deux premières impros pour décomposer la catégorie en faisant un zoom sur les différentes particularités du Vaudeville et les mettre en pratique à chaque étape en improvisant.

On va rester avec les mêmes équipes pendant tout l’entraînement pour développer des réflexes de jeu et utiliser des canevas de jeu comme thème.

3)Interviews

3 visions complémentaires de la catégorie pour avoir une définition du style Feydeau :

 Extrait vidéo n° 1 : Metteur en scène Tailleur pour dames

On en retient :
- Ivresse du jeu à la Feydeau.
- La mise en évidence du burlesque.
- Précision des préparations et des péripéties.
- Une température des personnages (Fièvre).
- Situation de départ avant le rouleau compresseur.

 Extrait n° 2 : Francis PERRIN

On en retient :
-La notion de désir.
-L’art du dialogue et du bon mot.
-Les personnages n’ont qu’un seul but.
-Les personnages qui ne doivent pas se rencontrer, se rencontrent.
-Rythme de jeu

 Extrait n° 3 : Bernard ALANE

On en retient :
-Théâtre de la frustration sexuelle – rien n’aboutit.
-La fièvre du jeu, les personnages sont bousculés par el rythme.
-Importance des préparations.

IMPRO en comparée avec caucus x2 avec Canevas

4)L’époque et les mœurs de la fin du 19ème siecle (1860-1900)

Je vous propose de parler un peu de l’époque et des mœurs afin de comprendre la motivation et les réactions des personnages sans anachronisme durant le jeu.
Le Second Empire (1852-1870) puis la Troisième République (1870-1940)
La technologie :

-Télégraphe de Morse en 1845.
-Invention du téléphone par Bell en 1876
-Clément Ader crée le premier avion en 1890.
-Mise au point du moteur à explosion par Otto en 1876, ce qui donne naissance à l'âge industriel de l'automobile
-invention du cinéma par les frères Lumière en 1895.
-Edison invente l'ampoule électrique en 1879

Donc pas de téléphone dans les maisons, lampes à Huiles, moyen de locomotion : cheval et train à vapeur, communication à distance par courrier ou télégramme…. Pas d’I-phone ni de télévision.

Les mœurs :

L’homme :
Père de famille honnête et droit, incarne le bon sens.
C’est l’homme qui subvient aux besoins de la famille.

La femme :
Pour les Républicains de 1848, les femmes doivent se contenter de la famille, en raison de leur infériorité physique et intellectuelle, de leur manque d'instruction, de leur dépendance économique et juridique de leur mari lorsqu'elles son mariées.
La femme doit être jolie, modeste et surtout vertueuse.
Les femmes sont essentiellement des maîtresses de maison (peu de sortie et seulement 1 dîner par semaine).

En général :
Pas de transgression des tabous.
Chacun reste à sa place dans l’ordre social.
Souvent un mariage de raison et non un mariage de passion.
Bourgeois fortuné.
On fume le cigare.
On invite ses relations à dîner
On a des domestiques.
Respect des convenances en matière de rencontre amoureuse, il est question de désir et le « je vous aime » est déjà très culotté pour l’époque.
Les époux font chambre à part et ils communiquent souvent par l'entremise des domestiques, restent parfois plusieurs jour sans s'apercevoir.

IMPRO en comparée avec caucus L’EPOQUE et LES MOEURS

5)Les personnages

Le personnage de Vaudeville se définit d’abord par sont titre ou sa fonction. Le but est de cibler une catégorie sociale (Bonne, commandant), un corps de métier (commissaire, secrétaire…) ou une place dans la famille (Mari / Epouse / Amant).

A chaque fonction se trouve attaché un ensemble de caractéristiques convenues, ce qui facilite le décryptage des situations par le public.

Les rôles principaux :

-Le mari (Le héros, naif ou menteur, jamais méchant)
La plupart des histoires tournent autour de ce personnage : le héros.
 Extrait n° 4 : Le mari

-L’épouse (trompé, maladivement jalouse ou tyrannique)
Souvent jeune et vertueuse au départ.
 Extrait n° 5 : L’épouse

-L’amant (Entreprenant et couard) expression du désir, pas de passage à l’acte.
 Extrait n° 6 : L’amant

-L’ami du mari (beau parleur ou gaffeur)
 Extrait n° 7 : L’ami

-La belle mère (Souvent agressive)
 Extrait n° 8 : La belle mère

-Le domestique, souvent complice du héros.
 Extrait n° 9 : domestique

-La cocotte : La femme de petite vertu, populaire, vulgaire et franc-parler. elles exercent une fascination sur les hommes. Elles sont jolies, naturelles, elles ont du piquant, du chien, de la gouaille, de l'entrain et de la fantaisie
 Extrait n° 10 et 11 : La cocotte

Les rôles secondaires :

-L’artiste : l’extravagant de service.
-Le bourgeois : bête, avare, vaniteux ou couard (Député, gérant, actionnaire, financier ou banquier)
-Le politicien : opportuniste et cynique.
-Le petit commerçant : simple et naïf.
-Le rond de cuir : fonctionnaire pointilleux, voire maniaque.

Parfois un noble mais souvent sous un jour peu flatteur.

Les représentants de l'ordre ont pour principale rôle de constater les adultères. Ils sont maladroit, ils frappent à la mauvaise porte, confondent l'identité des gens, etc.

Feydeau n'aime pas les militaires (souvent ridicule)
 Extrait n° 12

Le trait de caractère dominant des personnages de Feydeau est l’obstination. Les personnages ont un but en tête et il n’en décroche pas.

IMPRO en comparée avec caucus LES PERSONNAGES

6) Le langage et les accents

La vaudeville repose principalement sur la discussion : les personnages s’y affrontent, s’y interrogent et s’y expliquent.

Niveaux de langue : différence entre les classes.
-Langage soutenu chez le grand bourgeois.
-Langage courant chez le bourgeois.
-Langage familier chez l’homme du peuple.
-Langage vulgaire pour les cocottes.

Les accents étrangers : utilisation des fautes de Français.

 Extrait n° 13 et 14

Les accents belge, alsacien et suisse, sont lourds, peu esthétiques,, ridicules, il sont réservés aux personnages braves, jaloux, gaffeur, domestique la plupart du temps.

L'accent espagnol ou Italien : Ils ont le sang vif, il sont jaloux, passionnés, exclusifs, violents. Dès qu'ils soupçonnent une tromperie, ils sortent le pistolet. Ils courent, ,ils crient, il s'agitent, il font le vide.

Les anglo-saxons sont pressés, habiles en affaire, peu sentimentaux et peu susceptibles.

Les tics de langage
 Extrait n° 15 et N°16

IMPRO en comparée avec caucus LANGUAGE et ACCENT

7)Architecture d’une impro en fonction du temps :

Presque tourne autour de péripéties du mari : LE HEROS.

Moins de 3 minutes : Pas très intéressant, il faut alors ne représenter qu’une scène avec une exposition rapide pour basculer dans le mouvement et le burlesque. Pas de changement de lieu. Intrigue unique et très simple. Pas plus de 4 personnages.

De 3 minutes à 5 minutes : Un pièce en 1 acte. Pas de changement de lieu. Une ou deux intrigue maximum. Pas plus de 6 personnages.

6 minutes et plus : 3 actes avec changement de lieu. Autant de personnages que nécessaire. Phase d’exposition longue, avec défilé des personnages au départ.

La structure classique en 3 actes :

Acte I : Acte d’exposition, présentation des personnages et de la situation avec placement des éléments de l’intrigue.
Acte II : Riche en quiproquos, mène le comique de situation à son plus haut point.
Acte III : Permet de lever les méprises et de dénouer la situation.

L’impro doit respecter le principe de la pièce « bien faite », l’action doit être claire, suivre une progression rigoureuse ; un fois les repères exposés et les situations préparées, les péripéties doivent se succéder, les rencontres impossibles se font ; enfin le dénouement à pour fonction d’éclaircir la situation gaiement.

Feydeau expliquait sa technique dramatique comme ça :

« Je pars toujours de la vraisemblance d’une situation. Un fait –à trouver- vient bouleverser l’ordre de marche des événements naturels. J’amplifie l’incident. Pour employer une image, je pars de la pointe d’une pyramide et j’élargis le débat ».

Feydeau emploie ce procédé dans toutes ses pièces. Ce sont les « héros » qui creusent eux-mêmes leur propre tombe : pour cacher une faute, ils font un premier mensonge qui les amènes à en faire d'autres, de moins en moins plausibles et ils perdent rapidement le contrôle de la situation.

« Quand deux de mes personnages ne devraient pas se rencontrer, je n'ai de cesse que je n'ai les ai pas mis en présence. » Feydeau

Cool Le décor et les didascalies

Chaque acte est précédé d’une didascalie précise d’explication de l’agencement du décor.

Généralement, l’action se déroule dans des appartements bourgeois, cossus, aménagés de sofas, de meuble de style, de bibliothèques et ornés de tableau.

 Extrait n° : 17

On a une unité de lieu sur un acte mais pas sur l’ensemble de la pièce (pas de balance entre deux lieux pendant l’impro)

Exception : Un fil à la patte, deux lieux dans la même scène.
 Extrait n° : 18

Les autres lieux, réservés à l’acte II et III :

-Atelier de peintre ou de couturière.
-Hôtel de passe (Hôtel du libre échange)
-Boutique
-Blanchisserie.
-Bureau.
-Une auberge.
Rarement un décor en extérieur

Agencement typique des portes : (Mettre du scotch de peintres sur le sol)

Comment récréer ça en impro ?
-Astuce d’exposition.
-Faire remarquer où sont les choses.
-Utiliser des positions assises voir des sofas (Blocs, chaises ?)
-Respecter la mise en place d’objet et de portes.
-Les entrées se font par une porte centrale au milieu.

Les portes 1 et 2 en devant de scène pour permettre des entrées/sorties rapide et très visibles.

IMPRO en comparée avec caucus LE DECORS (Scotch sur le sol)

9) La scène d’exposition : Introduction

La phase d’exposition, informatives et explicatives, procurent au public et autres joueurs, la connaissance des situations nécessaire à la bonne compréhension des événements à venir.

Ça doit être la base du caucus dans le cadre d’une improvisation comparée. Il faut nommer les gens pour éviter les confusions entre joueurs et faciliter les quiproquos « provoqués » - METTRE EN EVIDENCE L’EVENEMENT QUI VIENT BOUSCULER LA NORMALITE DES CHOSES.

Le monologue du domestique
 Extrait n° : 19

Le monologue du héros
 Extrait n° : 20
Le monologue lecture (Une lettre)
Le monologue invocation (Exemple parler à un portrait /tableau)
Le monologue d’introspection

Introduction à deux personnages
 Extrait n° : 21

La galerie de personnages

La présentation du décor
 Extrait n° : 17

IMPRO en comparée avec caucus INTRODUCTION

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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 30 Nov 2009 - 10:02

Canevas de jeu pour les impros :

Les scénarios à travers les pièces : pouvant servir de thème avant le caucus
Tailleur pour Dames
Un homme marié et médecin de son état, n'a pas dormi chez lui, occupé toute la nuit à attendre sa peut-être future maîtresse. Au petit matin, sa femme Yvonne exige des explications. Par chance, un ami, vient lui demander un service. Et s'il devenait son alibi ?
La Dame de chez Maxim
Un soir, chez Maxim, l'honorable et tranquille Docteur se laisse aller à boire plus que de raison. A son réveil, il découvre à ses côtés la môme Crevette, célèbre danseuse du Moulin Rouge. Il doit se débarrasser de la belle dormeuse. Rien ne sera plus difficile, surtout que son épouse a décidé de rentrer plus tôt que prévu...

Un bain de ménage
Un jeune couple. Le mari adultère invétéré et la femme aimante et crédule. Un adolescent en vacances chez son cousin, impatient de s'adonner aux premiers émois de l'amour. Une femme de chambre rusée et babillarde. Tous quatre évoluent dans une antichambre où un simple bain devient l'objet convoité et par là même l'objet de la méprise.

Monsieur Chasse
Monsieur prétexte des parties de chasse chez son ami pour tromper sa femme avec la femme de son ami.

Par la fenêtre
Profitant de l'absence de son épouse, Monsieur, avocat de son état se prépare à passer une soirée au calme. Mais sa voisine vient perturber cette perspective. Voulant donner une leçon à son mari, affecté d'une jalousie maladive, elle demande à son voisin de lui faire la cour...

L'homme de paille
Une citoyenne, récent chef du parti radical, doit épouser un homme de paille pour la représenter officiellement. Deux prétendants sont prêts à accepter cette mission. Or, le jour de leur visite, la citoyenne est absente. Les deux individus, qui ne se connaissent pas, s'imaginent alors d'être en présence de celle qu'ils sont venus épouser.

Monsieur Nounou:
Monsieur et Madame ont décidé de renvoyer la nourrice à cause de la légèreté de ses moeurs, et de la remplacer par une autre. Un jeune clerc de notaire, soupirant de la nourrice, s'introduit chez Monsieur et Madame pour la séduire. Mais le valet jaloux, le surprend et menace de le tuer. Le clerc de notaire se réfugie dans la chambre de la nourrisse et ressort...habillé en femme. Tous (excepté la nourrisse) s'imaginent qu'il s'agit de la nouvelle nourrisse.

Le Dindon :
Pontagnac, coureur invétéré de jupons, suit Lucienne jusque chez elle où il lui fait des avances. Soudain surgit le mari, qui n'est qu'autre que Vatelin, un de ses amis. L'affaire s'arrange entre les protagonistes, Vatelin connaissant Pontagnac lui pardonne. Mais un évènement imprévu va semer la zizanie : Maggy, une ancienne maîtresse de Vatelin quand ce dernier était à Londres, débarque chez lui…

Un fil à la patte :
Bois d'Enghien, fiancé à une jeune fille de bonne famille, doit rompre avec Lucette Gautier, sa maîtresse, divette de salons. N'ayant pu lui annoncer sa rupture, il la retrouve chez sa fiancée, invitée, à cet effet, pour l'évènement. Arrive un général mexicain, jaloux de ses rivaux, qui va compliquer la situation et d'un clerc de notaire, Bouzin, chansonnier à ses heures perdues.

Hôtel du libre échange
Une jeune et jolie femme naïve, un architecte de mari qui la délaisse, un ami bien entreprenant : la trilogie parfaite pour nous entraîner jusqu’à l’hôtel du libre échange, où les deux amants d’un soir décident de se retrouver. Un lieu que la publicité recommande aux gens mariés « ensemble ou séparément ».

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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 30 Nov 2009 - 10:03

2ème séance sur FEYDEAU :

Echauffement :
Cercle des mains
Clap position avec personnages
Oui et même que
Travail sur le burlesque : Cercle d'émotion crescendo et idem avec un action.
Impro à deux avec contrainte de dégagement oblogatoire, on se rapproche, on s'éloigne, etc.

1. Rappel de la 1er séance.

2. Impro Mixte deux équipes sans canevas


3. Les apartés
Elles permettent de gagner du temps dans les impros, deux situations en une, double énonciation pour le public.

Extrait vidéo 24 bis

4. Le mensonge
Le situation oblige rapidement le héros à mentir et à creuser sa propre tombre.

Extrait vidéo 24

Exo du mensonge : Les excuses bidons
Un joueur est le héros, il va devoir fournir 5 explications en cascade pour expliquer sa situation. Il faut aller créscendo dans le mensonge.
L'entraineur coupe le héros pour lancer une nouvelle explication. "Je te crois pas, c'est ça oui, tu me prends pour une buse...)

Exemple de situation :
- Tu as décidé de diner en charmante compagnie au restaurant en prétextant à ta femme que tu avais du travail. En arrivant au restaurant, tu tombes sur ta femme.
- Tu as passé la nuit dehors, tu rentres sur la pointe des pieds mais tu tombes sur ta femme.

5. Les préparations - Quiproquo et rencontres intempestives

Les expositions comportent ce que l'on appelle des préparations, c'est à dire des éléments qui annoncent les scènes et personnages à venir.

Extrait N°22 : Tailleur pour Dames actes 2, la porte qui ferme pas, le mari en bas, l'atelier de couture, etc.

Extrait N° 25 : suite, mensonge et excuses bidons.

Extrait N°26 : suite, Rencontres intempestives

Extrait N°27 : suite QUIPROQUO
Le quiproquo peut porter sur : LIEU / SITUATION / SENTIMENT / OBJET / IDENTITE D'UN PERSONNAGE.

Impro en comparée avec exposition et canevas

6- Le mouvement et le burlesque


Pas de temps mort, le rythme doit monter crescendo comme la température des personnages. Les personnages sont en mouvement.
Le remplissage de l'espace scénique accroit l'impression d'agitation.

Les personnages disparaissent, font des fausses sorties, courent, fuient, renversent le mobilier, tombent, dansent, reçoivent des coups, s'embrassent...

Extrait N° 29, 30 et 31

Exercice sur le mouvement.

Apparition du burlesque (Uniquement 1 personnage sur l'impro)
Extrait N°33 34 et 35

Impro comparée sur Canevas 6 minutes.

7- La fin heureuse

Utiliser la dernière minute d'impro pour la fin.

Souvent un artifice, une grosse ficèle mais toujours une fin heureuse :
- Une intervention extérieure.
- Arrivée d'un nouveau personnage providentiel.
- Retour à la situation du départ?
- Un mariage.
- Une réconcialisation
- Une maladie qui explique tout
etc.

La fin représente un retour au calme du ryhtme de jeu.

Extrait N°36

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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Dim 8 Fév 2015 - 12:21

Complément sur l'utilisation des apartés :

Il est difficile d'écrire des quiproquos ou de placer des préparations en improvisation.

Nous avons l'habitude de répondre du tac au tac à chaque proposition et à chaque élément que posent l'autre joueur. Ainsi on laisse peu de place à la mise en place des préparations.

L'installation d'un quiproquo est également difficile car cela demande de "construire" ce dernier au niveau de l'écriture.

Après plusieurs tests en atelier, "l'aparté" semble le moyen de faire passer les quiproquos et les préparations.

Ainsi, on peut souligner aux autres joueurs qu'il s'agit d'un élément de préparation ou annoncer la chose qui ne doit pas se produire.

"Je vais mettre cette lettre sous l'horloge, elle sera en sécurité"
"J'espère que ma femme n'aura pas l'idée de me questionner sur..."
"Quel aubaine qu'il soit là, je vais m'en servir d'alibi"


Etc.

Je pose une brique de ma construction et on va revenir dessus ensuite car c'est un élément important. Tout le monde est au courant les partenaires comme le public.
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bougorak
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Dim 8 Fév 2015 - 16:05

Il me semble qu'il y a une difficulté particulière au quiproquo. (je mets ici de coté le quiproquo annoncé au caucus)

Prenons l'exemple du quiproquo de personnage ie le protagoniste va rencontrer un personnage en le prenant pour un autre et en général pour des raisons de statut ce personnage ne "pourra" pas immédiatement désarmer la méprise.


L'aparté du protagoniste sera du type "j'attends X pour telle raison, c'est important" en effet le personnage ne peut pas annoncer le quiproquo.

ors le premier reflexe de l'improvisateur sur le banc est de répondre à l'appel ie de jouer X pas de jouer Y que le protagoniste prendrait pour X. D'ailleurs le joueur protagoniste ferait le même appel s'il n'avait pas d'idée de quiproquo.


En résumé il me semble que donc que ce n'est pas le rôle du joueur /protagoniste d'envisagé le quiproquo mais à l'opposé, le joueur du banc peut avoir eu cette idée en répondant à l'appel et là effectivement il doit rapidement utiliser l'aparté pour faire comprendre au joueur protagoniste qu'il a choisi de jouer un quiproquo. un dialogue de type

Protagoniste " A monsieur X , je vous attendez"
Y en apparté "Il me prend pour quelqu'un d'autre, je n'ose (peux, veux) pas le contredire "

Le joueur sur scène fournit les objectifs de son personnage dans l'interprétation les structures dramatique devrait venir de l'exterieur bien entendu ceci repose sur un jeu d'équipe huilé, une confiance et une égale connaissance de la catégorie ...


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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 9 Fév 2015 - 13:26

Tu as tout à fait raison, dans le cadre d'un quiproquo de personne, l'aparté doit venir de celui qui rentre dans l'impro et comme tu le précises ça demande une bonne assimilation des codes du genre pour faire cette proposition et qu'elle soit comprise et intégrée par les joueurs en scène.



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yannloup
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 9 Fév 2015 - 18:17

WOW quel gros travail...

Tu fais référence à des extraits vidéos. Où pouvons nous les trouver..?
Merci
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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   Lun 9 Fév 2015 - 18:38

Il s'agit d'extraits que j'utilise lors de mon atelier sur la catégorie... normalement, je dois intervenir en mars avec votre groupe... Tu pourras les voir ;-)
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Théatre de Boulevard : Feydeau   

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