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 [Catégorie] A la manière du Cinéma Burlesque

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Camou
mark Zuckerberg du terrier
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MessageSujet: [Catégorie] A la manière du Cinéma Burlesque   Lun 4 Juin 2012 - 10:56

Le but de ce topic est d'echanger sur les aspects burlesques de l'improvisation theatrale

_________________
Camille
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Niko
Machine à blagues
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Cinéma Burlesque   Lun 4 Juin 2012 - 11:28

Quelques références burlesques (parfois à la limite du clown, parfois à la limite de l'absurde). Nous n'avons pas pu toutes les regarder dimanche :
http://www.youtube.com/playlist?list=PLA7CC93C5B81AAAF6&feature=mh_lolz

Laurel et Hardi - "Le piano"
Abel et Gordon - "Rumba"
Marx Brothers - "Le mirroir"
Pierre Aucaigne -"Le directeur de théâtre"
Buster Keaton - "La maison démontable"
Grock - "Le grand numéro"
Mister Bean - "Le parking"
Deschamps et Makeief - "Les étourdis"
Jacques Tati - "Playtime"
Jacques Tati - "Mon Oncle"
Umbilical Brothers - "Speedmouse"
Monty Python - "Le ministère des démarches absurdes"
Monty Python - "History of the joke"
Jos Houben - "L'art du rire"
Michel COurtemanche - "Le claustrophobe myope"
Darry Cowl -"Le tribunal"
BPZoom - "Wonderful world"

_________________
Heureux les félés car il laissent passer la lumière [Michel Audiard]
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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Cinéma Burlesque   Ven 15 Juin 2012 - 7:08

Source : http://www.cndp.fr/crdp-lyon/IMG/pdf/histoire.pdf

Histoire du burlesque

Les origines

C’est le premier genre cinématographique reconnaissable, né dans les
baraques de foire et les petites salles de quartier, projeté sur des rideaux
tendus contre le mur. Il se caractérise par un comique plus ou moins absurde
et violent. C’est le slapstick. Les effets, essentiellement
physiques, priment
sur la profondeur psychologique ou morale de l’oeuvre.
Le burlesque est le mouvement le plus populaire pendant le muet. Sa seule
obligation est de faire rire, aussi les auteurs sont-ils contraints à l’invention
permanente du gag, élément essentiel du film, autour duquel on bâtit le
scénario. Le gag burlesque se caractérise par la mise en scène de véritables
catastrophes, à l’issue desquelles tout le décor est démoli.
Les personnages du monde burlesque sont des pantins anarchiques qui
mettent en avant leur impossibilité – ou leur refus – de s’adapter au monde
social. Leur obsession consiste à démentir toutes les logiques et à attaquer
toutes les morales. Leur passe-temps favori est de se moquer de toutes les
autorités – la police, les généraux, les militaires, les uniformes en tous genres
– et de tourner en ridicule toutes les valeurs consacrées : le mariage, la
religion, le travail et l’armée.
Comme autrefois le bouffon du roi, l’acteur du burlesque jouit d’une totale
liberté de ton, ce qui entraîne des catastrophes teintées de brutalité, voire
de « sadisme ».

Le muet

Le burlesque est né en France. C’est Max Linder qui invente le personnage
burlesque. Le principe est d’imaginer un personnage qui doit se reconnaître
de film en film. Bien qu’il lui arrive quantité d’aventures, il demeure immuable
et ne vieillit pas. Le succès de Max Linder aux États-Unis est considérable et
c’est ainsi que les Américains découvrent le genre.
Deux grands noms de producteurs sont synonymes de muet : Mack Sennett
et Hal Roach.
Mack Sennett lance la firme Keystone en 1912. Ce seront les « Keystone
Comedies », avec la naissance du flic, le « Keystone Cop ». Grand découvreur
de talents, il engage Charles Chaplin, Buster Keaton, Fatty Arbuckle,
Harry Langdon et W. C. Fields. Dans ces petits films, on saura tirer parti des
événements spectaculaires de la vie quotidienne : incendie, course automobile,
hold-up, chantier urbain… Ce sont des films de poursuites, entrecoupées
de bagarres.

Son plus grand concurrent est Hal Roach. À la frénésie de Sennett, il
oppose un savant dosage d’effets comiques où la violence n’explose qu’après
une préparation plus ou moins longue. Il découvre Harold Lloyd et surtout
Oliver Hardy et Stanley Laurel.
Pour tous ces personnages, une silhouette unique et identifiable est
essentielle : la démarche de Chaplin, le visage impassible de Buster Keaton, le
regard rond et fixe de Harry Langdon, les lunettes d’écailles de Harold Lloyd,
le sourire de Stan Laurel et le rictus vaniteux d’Oliver Hardy.
Pour le personnage burlesque, créer son propre univers est capital. Il faut
projeter sa vision intérieure et créer le monde avant de l’habiter. Par conséquent,
ils seront presque tous acteurs, réalisateurs, scénaristes… et même
producteurs, comme Chaplin, afin de garantir une liberté totale de création.

Charley Bowers


Il est le plus célèbre des « oubliés » du burlesque. Né en 1889, c’est entre
1925 et 1930 qu’il réalise ses plus grands films. On le désigne aussi comme
l’un des tout premiers animateurs, car ses courts-métrages avaient la particularité
d’être des films d’animation, puis de combiner film et animation. C’est
à ce titre qu’on l’appelle, en France, « Bricolo ».
Il est le plus surréaliste et le plus poétique de tous les auteurs du burlesque,
ce qui explique en partie que son nom fut oublié aux États-Unis à l’aube
de la période de la seconde guerre mondiale. En effet, la dramatisation et le
réalisme deviennent progressivement les seuls éléments narratifs acceptés par
un public sensible à l’actualité.
De plus, on perd la trace de ce metteur en scène de 1931 à 1935, après qu’il
a réalisé son unique film datant de 1930 : It’s a Bird. Nul ne sait ce qu’il advint
alors de lui. C’est en 1935 qu’on le retrouve, comme animateur chez Universal.
Esprit à l’inventivité sans limite, il développe machines et situations totalement
loufoques – comme les oiseaux qui pondent des voitures dans It’s a Bird,
un des films préférés d’André Breton, l’un des chefs de file du mouvement surréaliste.
Mais on peut tout aussi bien le rapprocher du nihilisme de Dada.
Spécialisé dans les techniques d’animation image par image, qu’il perfectionne
et contribue à faire connaître à l’industrie cinématographique de
l’époque, Charley Bowers meurt prématurément d’une longue maladie, à l’âge
de quarante-sept ans. C’est le critique Raymond Borde qui le redécouvre dans
les années soixante.

Buster Keaton

Buster Keaton est né en 1895, l’année de naissance du cinéma. Il est célèbre
pour être l’homme qui n’a jamais ri : « Je me concentre sur ce que je fais »,
disait-il pour se justifier. Il débute enfant avec ses parents dans le music-hall.
En 1917, il entre dans le cinéma par vocation, passionné par les techniques
de mise en scène. Fatty Arbuckle sera son complice plusieurs années.
Sa nature burlesque est basée sur une concentration physique et morale
qui passe par un regard dénué de toute préméditation : il s’agit d’agir,
d’échouer et de recommencer. C’est la « mécanique » qui fonde tous les gags
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greg.
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MessageSujet: Re: [Catégorie] A la manière du Cinéma Burlesque   Ven 15 Juin 2012 - 7:12

Suite :

de Keaton, organisés autour d’un contrôle total du temps et de l’espace,
comme dans La Maison démontable en 1919.
Buster Keaton utilise la technique de l’« infiniment probable » : s’il y
a une chance sur un million que cela arrive, cela lui arrive ! Au contraire
d’autres comiques qui se basent sur le surréalisme, il n’y a aucune réflexion
politique ou une quelconque conscience morale dans ses films. Dans Frigo
déménageur, en 1922, il s’agit d’abord de se moquer de l’autorité, avec le plus
grand nombre de policiers de l’époque.
Ses grands chefs-d’oeuvres sont La Croisière du Navigator, en 1924, Le
Mécano de la General, en 1926, et Le Caméraman, en 1928. Pour ces longsmétrages,
des « story-conferences » au studio, avec toute son équipe, pouvaient
durer dix heures de suite.
En 1929, il commet la terrible erreur de signer avec la MGM, malgré l’avertissement
de Charles Chaplin : « Tout le monde voudra te montrer comment
faire tes films. Ils te détruiront en voulant t’aider. Ils te fausseront le jugement.
Tu t’épuiseras à discuter en sachant que tu as raison. » Après l’apparition
du cinéma parlant, c’est la spirale infernale, avec sept échecs consécutifs
en trois ans. Sa carrière est interrompue définitivement en 1934, quarante ans
avant sa mort.

Sir Charles Spencer Chaplin


Immigré britannique aux États-Unis à dix-neuf ans, Chaplin deviendra la
plus grande célébrité de l’histoire du cinéma. Il fait partie aujourd’hui de la
culture universelle. Dès le début, ses succès sont foudroyants. Les mécanismes
de ses comédies sont essentiellement psychologiques : « Je n’ai pas eu
besoin de lire des livres pour savoir que le grand thème de la vie, c’est la lutte
et aussi la souffrance. Instinctivement, toutes mes clowneries s’appuyaient
là-dessus. » À elle seule, sa silhouette est légendaire.
Il définissait ainsi son personnage à Mack Sennett : « Vous comprenez, ce
personnage a plusieurs facettes : c’est en même temps un vagabond, un gentleman,
un poète, un rêveur, un type esseulé, toujours épris de romanesque et
d’aventure. Il voudrait vous faire croire qu’il est un savant, un musicien, un
duc, un joueur de polo. Mais il ne dédaigne pas de ramasser des mégots ni
de chiper son sucre d’orge à un bébé. Et bien sûr, si l’occasion s’en présente,
il flanquera volontiers un coup de pied dans le derrière d’une dame… mais
uniquement s’il est furieux. » Dans Charlot et le comte en 1916, on retrouve
l’illustration de cette définition.

Le personnage du vagabond, The Tramp, est surnommé « Charlot » en France,
de l’expression faire le charlot, pour « faire l’imbécile ». Il ne respecte rien ni
personne, se permet tous les défis à l’autorité, n’a aucun savoir-vivre, sinon pour
tirer profit de quelqu’un ; il ne s’occupe que de lui et va à l’essentiel : le gîte, le
couvert, la chaleur. Il est égoïste, capricieux, méchant et menteur. Au contraire
de Buster Keaton qui subissait le gag, Charlot le provoque, en a pleine conscience,
même s’il ne peut pas toujours prévoir la fin. Le sadisme de Chaplin éclate dans
la séquence finale de poursuite de Charlot s’évade, en 1917, ainsi que le jeu avec
le cadre : on change sans arrêt de décor pour passer d’un plan à un autre.

L’arrivée du parlant

En 1927, beaucoup de comiques ne passeront pas au sonore et sombreront
dans la misère. Les deux contre-exemples seront Chaplin qui continuera de
faire du muet avec Les Lumières de la ville et Les Temps modernes, ainsi que
Laurel et Hardy, dont la qualité des voix provoquera l’explosion artistique.
L’arrivée du parlant, c’est aussi la naissance des frères Marx.

Laurel et Hardy

Ils débutent ensemble en 1927 et passent donc, presque immédiatement,
au parlant. Ils développent un comique du sérieux, de l’attente et de la logique.
Stanley Laurel est à l’origine de l’invention de nombreux gags : le slowburn (la
réaction au gag est retardée ; la victime reste immobile), le holding (un retard
considérable sur l’assimilation d’un événement), le double take and fade away
(le gag n’est pas perçu la première fois mais au second mouvement de tête),
la distanciation (détruire posément et de manière réfléchie un objet appartenant
à l’adversaire) et la dévastation (un geste ordinaire conduit à la destruction).
Dans Les Menuisiers, en 1931, on peut voir un exemple de slowburn
(les doigts d’Oliver Hardy coincés dans une fenêtre) et de dévastation (Hardy
passe par la tuyauterie pour être expulsé sur le toit d’une baraque de chantier,
qu’il détruit entièrement).

Laurel et Hardy ont toujours été les préférés des enfants parce qu’à leur
image, ils inventent un monde impossible, d’où toute vraisemblance est bannie.
Un moteur de voiture peut être remplacé par un phonographe pour avoir
de la musique : cela n’empêche pas la voiture d’avancer.
En ce sens, Laurel est un personnage venu d’ailleurs : il possède un doigtbriquet,
il mange n’importe quoi et il peut remuer les oreilles quand il est
en colère. Hardy incarne un personnage distingué, victime de Laurel réduite à
l’impuissance totale. Lui rêve de la tranquillité du foyer, mais en vain ; il est
passé maître dans l’art de la résignation (son fameux « regard caméra ») et il
a bien entendu le don de se mettre dans des situations impossibles, comme
dans Aidons-nous, en 1931.
Le couple est profondément misogyne. Dans leurs films, on prend un malin
plaisir à dénoncer le matriarcat en place aux États-Unis à cette époque. La
femme représente les règles de société à respecter, auxquelles il faut donc
s’opposer systématiquement. On en trouve l’exemple le plus frappant dans Les
Compagnons de la nouba, en 1933.

Les frères Marx

Ils sont cinq au départ et se nomment Groucho, Chico, Harpo, Zeppo et
Gummo. Plus tard, Gummo et Zeppo quittent le groupe et la majorité des films
sera interprétée par les trois premiers : Groucho qui, bavard, représentait le
parlant ; Harpo qui, toujours silencieux, représentait le burlesque du muet et
Chico à l’accent italien prononcé.
Les Marx Brothers vivent parmi des fantoches nantis et aristocrates quconstituent leur environnement ordinaire. Ces fantoches seront les victimes
impuissantes de leurs insolences. Leurs proies préférées sont les dames du
monde, les dignitaires politiques au gros ventre, les gangsters qui roulent des
mécaniques et surtout les jeunes premiers gominés, incarnés au début de leur
carrière par Zeppo. Dans Panique à l’hôtel, en 1938, on peut voir un jeune et
richissime blanc-bec aux prises avec les frères Marx.

Renaissance : Jerry Lewis

La vraie résurrection du burlesque se produit à la fin des années cinquante
avec Jerry Lewis. Né d’un couple d’artistes de music-hall et partenaire pendant
quinze ans de Dean Martin, il se révèle un auteur complet aux capacités
ultra-loufoques, rompu à tous les exercices d’acrobatie, chanteur, danseur,
chorégraphe, plasticien attentif et grand technicien : il mettra au point l’assistance
vidéo pour les caméras qu’utiliseront plus tard de nombreux réalisateurs,
Kubrick et Spielberg en tête.

Par rapport à ses illustres prédécesseurs, ses grandes nouveautés sont l’art
de se démultiplier (huit rôles différents dans Les Tontons farceurs, en 1965),
son rapport aux femmes (il se laisse dorloter par les jeunes filles et terrorise
les femmes de plus de cinquante ans) et son talent pour jouer avec le cinéma
et ses codes d’écriture (la montre à gousset de Docteur Jerry et Mister Love
joue la fanfare à la place du petit carillon habituel).
Il s’en prend à la société industrielle du baby-boom dans plusieurs films
et surtout dans Docteur Jerry et Mister Love, en 1963, où il joue le double rôle
d’un professeur timide et d’un séducteur imbécile. Dans ce film, Jerry Lewis
attaque violemment un type de personne qu’il déteste, produit de l’Amérique
de l’après-guerre, donneuse de leçon et avide de consommation. L’arrogance du
personnage au nom ridicule de Buddy Love et son étroitesse d’esprit représentent
le modèle de l’idéal masculin qu’il faut ridiculiser par tous les moyens.

Les influences burlesques


Mel Brooks est un réalisateur et acteur américain. Il est un bouffon qui
va élever le mauvais goût au rang de genre cinématographique. Il développe
aussi un goût immodéré pour la satire. Dans La Dernière Folie, en 1976, il rend
un vibrant hommage à la période muette du burlesque.
Woody Allen réalise, au début des années soixante-dix, une série de films
tous empreints des codes du burlesque ; il apporte une touche très personnelle
au travers de son personnage de juif new-yorkais intellectuel et frustré.
Dans Bananas, en 1971, et Guerre et amour, en 1975, il mèle le burlesque à
son propre univers contemporain.
En 1969 en Grande-Bretagne, les Monty Python réalisent pour la chaîne de
télévision BBC une série de sketches au vitriol qui ridiculisent, entre autres, le
patriotisme britannique. Le succès les conduit à se faire cinéastes. En 1975,
ils réalisent Monty Python and the Holy Grail, une parodie de l’univers de la
chevalerie.
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